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Pronostics pour le 11 Juin 2010.

Afrique du Sud - Mexique : 0 - 3

(Edition — score réel : 1 - 1 )

La "fête africaine", le formidable "espoir d'un continent", la "vengeance des opprimés" — ces doux principes en prendront dans l'aile dès le premier match avec une implaccable défaite de l'équipe locale. Qui n'aura fait illusion que pendant six maigres minutes avant de se prendre un but de Blanco sur corner (le ballon ricoche sur son déambulateur.) Malgré six pénalties en leur faveur (tous ratés), un arbitrage, disons, influencé, et un enthousiasme évident, les Bafanas-Bafanas prendront une cruelle leçon de réalisme face au pays le plus fascinant du monde après l'Irlande, qui montre une forme actuelle éblouissante, et devrait logiquement se sortir du groupe A. A noter l'expulsion de Pienaar suite à un très mauvais geste et une bagarre à la fin du match : l'ambiance festive que tout le monde annonçait n'est pas au rendez-vous. Le Mondial démarre dans un climat pesant et mesquin, accentué par les médias français.

Uruguay - France : 1 - 1

(Score réel : 0 - 0)

Evidemment. Après avoir faiblement brillé contre le Costa Rica, ramé contre la Tunisie, et explosé en vol face à une Chine venue jouer en tongs et chemise à fleurs, l'équipe de France fait peur à tout le monde. On fait des cauchemars en imaginant la paire Suarez / Forlan venir se frotter à notre charnière... On ne comprend toujours pas certains choix de l'entraîneur (que fait encore Nicolas Anelka dans l'équipe ? pourquoi obéir aveuglément à F. Ribéry, qui fait c... tout le monde à vouloir jouer à gauche ? pourquoi ne pas être plus ferme pour faire taire les rumeurs sur Gourcuff et la pression des "cadres" ?), et on s'imagine déjà en prendre quatre pendant un match infernal... Et l'entame confirmera les craintes : sur un coup de pied arrêté (quoi d'autre ?) à la 12eme minute, Lloris est trompé par un ballon flottant et l'Uruguay ouvre la marque. S'ensuit un repli défensif de chacal : les sud-américains veulent tenir le score, ont passé la douane de l'aéroport avec des faux et brisent des tibias par dizaines, sans dépasser leur moitié de terrain. Forcée de faire le jeu, la France patine et ne s'ouvre aucune brèche, jusqu'à l'entrée providentielle de Valbuena à la place de Govou. Le Marseillais (qui finira, contre toutes attentes — c'est ici que vous l'aurez lu la première fois — meilleur buteur de la France) décoche une frappe de loin digne de la Bundesliga à la 86eme minute, comme celle qu'il avait placée à Anfield en 2008 (on n'a pas oublié, salopiaud.) La France exulte, n'y croyait plus (c'est le premier tir du match pour le camp français) et la compétition est lancée : nous avons mal joué, certes, mais tout reste possible, (Domenech devant la presse se déclare "confiant", voire "impressionné" par ce qu'il a vu sur le terrain.)