12 septembre 2009

Seul, aff'mé et méchant

Les Highwaymen... Pas un homme sain d'esprit qui n'aimerait leur ressembler, ou passer une soirée à boire avec eux en chantant de vieilles chansons d'Hank Williams. Si Kristofferson est le meilleur écrivain, Cash la légende gothique, Willie le papy sympa avec des tresses, quelle est la place de Waylon dans le tas ? Il n'a pas écrit beaucoup de chansons, c'est vrai... Mais son charisme goguenard, sa voix à la fois sirupeuse et hantée, et son personnage d'outlaw revenu de tout en font peut-être le plus attachant des quatre (jusqu'à ce... [Lire la suite]

10 septembre 2009

The Story Of Isaak

Les albums de divorce sont un marronnier dans la mythologie rock. Réputés pour leur côté torturé, mis à nu, ou rédempteur dans la souffrance, ils pêchent parfois par excès de sincérité, comme les confessions d'ivrognes. Si certains sont d'incontestables réussites (On The Beach, Blood On The Tracks) grâce à leur intelligence, d'autres sont trop ouvertement centrés sur une catastrophe émotionnelle pour intéresser ceux qui n'ont pas vécu l'affaire. C'est ce côté cathartique qui est tourné en dérision quand on parle d'album de divorce :... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

Lovers want the moon

L'Australie est, juste derrière l'Angleterre, le grand pays du rock. Easybeats, Saints, Bad Seeds, AC/DC, Airbourne, Radio Birdman (ou Midnight Oil et INXS pour les nigauds) sont autant de pièces à charge. Les Go-Betweens ont commencé par faire du rock braillard sympathique décalqué sur Bolan, puis ont décidé d'affiner leur écriture à partir de l'excellent Liberty Belle and the Black Diamond Express. Leur musique devient plus subtile, plus délicate, un peu comme des Belle And Sebastian australiens sans le côté touche-pipi agaçant.... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

All we ever shared was a taste in clothes

A l'heure où vient de sortir un coffret de quatre disques consacrés aux faces B de Lloyd Cole (il faut être physiquement entraîné ou mort pour supporter une écoute intégrale), il convient de revenir sur son meilleur travail, le premier album des Commotions. Lloyd Cole est un personnage très attachant. Affecté dans à peu près tout ce qu'il entreprend. Posant sur chaque photographie comme s'il allait se pendre dans la matinée. Il cite pêle-mêle et sans raisons apparentes des noms d'auteurs ou d'actrices, comme s'il avait volé le... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

Pour marquer l'invention du Gin Clark

No Other de Gene Clark a l'honneur insigne d'être considéré comme un album de gueule de bois. Le mal de crâne après une orgie phénoménale, la mélancolie après la fête. De fait, tout est excessif sur ce disque : les arrangements surchargés, toujours à la frontière du mauvais goût, entre choeurs féminins prononcés, pedal steel humide, cordes et claviers obèses. On vole un peu à tous les étalages, blues, country, folk, gospel. Tout ce qu'il faut pour évoquer les grands espaces américain, ou la cosmic American music dont rêvait Gram... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

Autoportrait de l'artiste en chanteur juif

Le Selfportrait de Dylan est précédé d'une sacrée réputation. Descendu par tous les critiques de l'époque, peu ou pas réhabilité depuis, les articles qui lui sont consacrés ne prennent pas de gants. Les termes autoparodie, manque d'inspiration, ratage, y sont fréquents. Quand on le lance pour la première fois sur sa chaîne, on s'attend presque à entendre un concert de pets ou un morceau de Peter Hammill. Et pourtant. Pourtant c'est peut-être bien l'un de ses meilleurs disques. Trop long, évidemment. Trop dispersé, mais c'est ce qui... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

J'ai été à-cherchant pour les dauphins dans la mer

Figure emblématique de Greenwich Village, compagnon de route de Dave Van Ronk, Karen Dalton ou Bob Dylan, Fred Neil était un sympathique héroïnomane au baryton inoubliable. Si son oeuvre est aujourd'hui plus ou moins oubliée (à part Everybody's Talking, reprise en version grenadine par Harry Nilsson), il reste l'auteur d'un authentique chef d'oeuvre, cet album éponyme de 1967. Comme beaucoup de chefs d'oeuvre, il contient un morceau raté et inécoutable : l'immonde raga de dix minutes qui clôt l'album. Mais tout le reste vaut de... [Lire la suite]
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10 septembre 2009

Monsieur Propre

Il s'agit donc d'un livre de Johnny Cash sur l'apôtre Saint Paul. C'est d'ailleurs exprimé avec des slogans publicitaires vaguement stupides sur la couverture, façon combat de boxe (« The man in black talks about the man in white », « Two legendary men. Two thousand years apart. Yet Remarkably Similar », etc) On pense à Spiritual ou à Where You There When They Crucified My Lord, en piochant au hasard dans tous les gospels somptueux de la légende country, et l'exercice paraît donc plus pertinent qu'un traité sur le dandysme par John... [Lire la suite]
Posté par Ernesto Violin à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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