Italie 3 – 1 Croatie

Séduisante lors du premier match, l’Italie va monter en puissance et battre les Croates lors d’un match tendu suite à l’expulsion à la 7’ de Balotelli pour un coup de poing sur Modric, le David Guetta des Spurs. « El Loco Italiano », le « Fou Furieux », « la terreur de City », celui que tout le monde semble vénérer pour ses « frasques » (il lance des fléchettes, va aux toilettes sans se laver les mains, discute avec des gens dans les bars, etc.) est imprévisible sur un terrain. Il peut marquer et épater tout le monde, ou arrêter de courir pour se battre, rêvasser, se faire sortir à la mi-temps par un entraîneur médusé. Trop instable psychologiquement pour qu’on puisse en rire ou le prendre en modèle, on est en droit de lui préférer le grand Antonio Cassano, un vrai méchant macho fantasque à l’Italienne, revenu d’entre les morts il y a peu pour amener son équipe très loin dans la compétition. Derrière, il y a Pirlo, et ça, c’est toujours la classe.

 

Espagne 1 – 2 Irlande

L’Espagne, depuis la fin de Franco, c’est plus ça. La Roja ne va guère mieux : entre un Torres nullissime, incapable de faire une touche, et une équipe de hand fatiguée, les Espagnols manquent surtout de mauvais garçons pour être réellement attachants. Les gendres parfaits vont se faire surprendre par le fighting spirit irlandais, avec des relents de bière brune et tiède. Le gentil Iniesta montrera son vrai visage en piétinant l’avant-bras de Robbie Keane avant de lui cracher dessus, et on parlera d’un transfert express aux Queens Park Rangers. Dans les tribunes pour encourager ses amis, Messi jettera un papier à la poubelle qui finira miraculeusement dans le but irlandais. Le ballon d’or lui est décerné sans hésitation, on parlera même de la « magie du football. »