19 mars 2011

Reggiani, 2/6

1. Ballade Pour Un Traître Le John Wesley Harding de Reggiani. Ici la figure du bandit idéalisé est celle du traître, Judas Iscariote (plus chargé en symbolisme qu’Eric Besson.) Une flûte gorgée de chagrin et d’écho nous plonge droit en Judée, au temps du christianisme balbutiant. Mais l’Histoire est changée : on ne sait comment, le crime est commandité par une femme. Judas le mal aimé a donc trahi le Christ par amour — ce qui n’est pas si éloigné des exégèses fascinantes qui courent sur le personnage, dont le sacrifice infâmant a... [Lire la suite]
Posté par Ernesto Violin à 14:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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16 mars 2011

Reggiani, 1/6

Serge Reggiani n’est pas qu’un immense chanteur au regard humide, c’est aussi, même s’il n’a pas écrit de chanson, un véritable auteur, avec une vision très personnelle de l’humanité. Peu importe qu’il se lance dans une parodie ou un drame : si l’on met bout à bout tous les titres qu’il a interprétés en trente ans et quelques de carrière, l’impression d’unité (ou de redondance, selon l’humeur) est glaçante. Il y a là une mine, une galerie de portraits où chaque détail compte. Il creuse, et nous laisse empêtrés dans les... [Lire la suite]
Posté par Ernesto Violin à 11:17 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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